Annonce anthologie poétique


ANTHOLOGIE POÉTIQUE

 

Sur le thème de

 

MONTMARTRE

 

avec concours des plus beaux poèmes, tous styles confondus 


ANTHOLOGIE POÉTIQUE

Sur le thème de

MONTMARTRE

 

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- Une enveloppe timbrée pour les auteurs n'ayant pas de courriel, pour

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- Ma présentation succincte (reproduite en 6 lignes, format A5 sur

      ma première page)

 

- Ma participation financière : 6 € la première page + 3 € les pages

     suivantes, soit.............. €

 

    à l'ordre de : Editions Thierry Sajat, 5 rue des Fêtes 75019 Paris

 

 

              Date:                                                                 Signature


Viennent de paraître


De Jean-Michel  COPIN

"En vie d'en vers"

jeanmichel.copin@gmail.com

PREFACE de Thierry SAJAT

 

 

La vraie poésie est l’art le plus proche du cœur, écrit Paul Fort… Elle est toute en beauté quand le Poète l’habille de tous ses songes, quand l’inspiration dans le désir d’écrire se donne à lui cœur et âme, humaine.

En lisant les poèmes de Jean-Michel Copin, on découvre l’élégance de l’écriture dans le geste même de sa plume. Chaque mot semble posé dans la main du temps pour y demeurer à jamais.

Plusieurs parties forment cet ouvrage, comme sur un fil que l’on tire pour découvrir ce qu’est la vie dans son cheminement,

Le poète ouvre ses pages en dédiant un poème à ses aïeux, puis à l’enfant qui sommeille en chacun de nous. Ainsi nous entrons en poésie. Jean-Michel Copin laisse parler son cœur. Il est le poète au sens le plus noble du terme.

Sa poésie d’un style parfaitement classique nous enchante. Un de ses poèmes est composé à la mémoire d’Hermine Venot-Focké, Prince des poètes et fondatrice de la revue « l’Albatros » (revue des classiques). Un autre de ses textes est pour JM de Hérédia en réponse à son poème « Les conquérants »…

La sensibilité du poète nous touche infiniment. Et si, comme le dit Hermine Venot-Focké, « l’inspiration est faite d’émotion et de rêve », la pensée créatrice de Jean-Michel Copin s’envole vers elle.

Les vers sont ciselés dans le bois des mots, toujours portés vers l’autre. Ainsi  naissent de magnifiques alexandrins dans un style clair avec des rimes remplies de sagesse, d’espérances, dans un rythme agréable, une assonance douce, dans une ambiance contenue propre à l’image pure de la prosodie française, de la création artistique. 

Jean-Michel Copin est comme un enfant qui rêve en voyant l’albatros. On croise un esprit baudelairien au détour d’un quatrain, une encre de lumière que seul le poète peut offrir.

Portez à votre oreille ce livre qui bat tel un cœur. Vous y trouverez également le charme subtil d’une musique livrée aux bonheurs, une poésie positive qui a l’art d’évoquer les sujets les plus tendres comme les plus graves.

Thierry Sajat

 

 

A Hermine Venot-Focké,

Prince des poètes et fondatrice de la revue « L’'Albatros »

 

                       LE PRINCE ET L’ALBATROS

 

Ils sont cent, mille et cent, tant et tant les poètes,

Qu'ils fleurissent partout, de Paris à Patmos.

Sur les mers de papier, guidant leurs goélettes,

Vous devenez le phare où niche un Albatros.

 

Nous sommes vos enfants par votre main tendue

Et si vous défendez les lois des temps anciens,

C'est pour nous élever, sous votre aile étendue,

Vers le bleu firmament, l'âme des musiciens.

 

Votre ardeur au travail se rit du temps qui passe

Comme l'océan rit devant un sablier.

Vous souriez encor lorsqu'un fougueux rapace,

Gêné par votre vol, veut vous faire oublier.

 

Votre souffle assembla les plumes des poètes

Vibrant à l'unisson pour une éternité

Et l'on vit s'élever, au-dessus de nos têtes,

Un Albatros géant : Prince ressuscité !

 

           Extrait de En vie d’en vers  Jean-Michel Copin

 

 

 

Vous pouvez vous procurer l’ouvrage de Jean-Michel Copin en lui faisant parvenir un courriel à l’adresse suivante jeanmichel.copin@gmail.com

 

L’ouvrage est au prix de 12,50 € + port pour 500 gr… 

           Soir de Camargue

 

 

Reine de la Provence à couronne d'oiseaux,

Tu caresses la mer par tes Saintes-Maries

Et tu laisses le vent chanter dans tes roseaux

Quand le soleil se noie ... On dirait que tu pries.

 

Sur ton sable encor chaud, des cercles de gitans

Auréolent leur feu de flamencos brûlants,

Ils tapent dans leurs mains pour donner la cadence

Et tu deviens gitane ... On dirait que tu danses.

 

Tes cheveux sont plus noirs que le jais du taureau,

Tes chevaux sont plus blancs que le sel de ta peau

Qui laisse un goût d'amour et d'amer sur ma lèvre.

On dirait que tu es le trésor et l'orfèvre.

 

Ton regard a le bleu des chardons innocents

Et je sais tes remparts comme ceux d'Aigues-Mortes.

Reine, tes chevaliers, seraient-ce les gardians ?

On dirait, qu'en silence, ils veillent sur tes portes.

 

Reine de la Provence à couronne d'oiseaux,

Ton sceptre est la Beauté, la Nature ton trône

A l'heure où les flamants se grisent dans tes eaux,

Tu t'endors, chaque soir, entre les bras du Rhône.

 

 

Extrait de En vie d’en vers  Jean-Michel Copin


De Jean BERTEAULT

"Au bonheur des dames"

PREFACE DE Jacques Aboucaya

 

« Au bonheur des dames »… Voici Jean Berteault et Emile Zola logés à la même enseigne. L’un y expose sa lourde prose réaliste et même naturaliste, l’autre ses poèmes aériens. Autant dire que le premier pèse. Le second aussi, mais à condition de rendre l’initiale un tantinet plus sonore pour user d’un verbe offrant à « pèse » une rime riche…

 

Mais laissons là un parallèle qui pourrait bien détrôner, dans les siècles à venir, la fameuse comparaison entre Corneille et Racine. A supposer, bien sûr, que l’art de la dissertation soit encore de saison – ce qui paraît plus que douteux. C’est une autre histoire.

 

Pour s’en tenir à Jean Berteault, il mérite la mention « Très bien » (c’est lui-même qui se la décerne, à juste titre, dans un poème éponyme). C’est, toutefois, dans une matière qui n’est pas encore au programme du baccalauréat. Il la connaît bien pour avoir, à l’évidence, effectué en ce domaine des travaux pratiques et des expériences échappant au cadre étroit du laboratoire. Sa préférence irait plutôt au lit. Voire au sofa. Ou encore à quelques lieux plus insolites.

 

Il la mérite aussi, cette mention, pour son aisance dans l’usage de la métrique et de la prosodie. Ce recueil relatant ses « exploits lubriques », ainsi qu’il le précise dans son envoi au lecteur, témoigne de sa maîtrise : il manie la rime avec la maestria d’un La Fontaine. Les quatrains et les tercets, avec le brio d’un Ronsard et d’un Du Bellay. Ainsi s’inscrit-il dans une tradition qui a traversé les siècles. Il la perpétue, la renouvelle. Un gardien de la flamme dont la race est, hélas, en voie d’extinction.

 

Rien de besogneux dans ses jongleries verbales. Elles persillent un discours dont la fluidité et le parfait naturel ne se démentent jamais. Jean Berteault rime comme il respire, fût-ce au prix d’acrobaties (on lira le drolatique « Quand il mourra, le poète »). L’alexandrin et l’octosyllabe rythment sa vie. Il ne recule pas plus devant les détails anatomiques, voire scatologiques, que devant des termes témoignant d’un raffinement exquis. Culture et gaudriole. Argot et préciosité. Bref, il s’agit ici d’une monnaie du meilleur aloi. Pas de la roupie de cent sonnets – si j’ose cet exécrable à-peu-près.

 

Cela, c’était pour la forme. Quant au fond, s’il participe aussi d’une tradition fort ancienne, celle d’un érotisme où se sont illustrés de tout temps les poètes français. il la renouvelle selon son génie propre. L’actualise. En appelle à son expérience vécue (impossible de s’y tromper !). Il a plus d’une corde à sa lyre. Sa muse le conduit à jouer avec les sensations et les sentiments les plus subtils.  Les émotions de toute nature. A varier les tons et les registres. A les nuer, passant de l’évocation égrillarde à l’attendrissement, du détail à peine suggéré au réalisme. Il appelle un chat un chat. Coquin, assurément. Paillard. Libertin, sans doute. En même temps, pudique et sentimental. Drôle, infiniment.

Il faut dire que l’humour, quasi constant, lui est un superbe manteau de Noé. Il innerve ses poèmes, leur confère une saveur particulière. Ils feront, certes, le bonheur des dames. Ils ne sauraient laisser les messieurs insensibles (tiens, un alexandrin… le virus de la poésie serait-il contagieux ?).

 

Résumons-nous ; si nous ne vivions un temps si prosaïque, Jean Berteault aurait depuis longtemps revêtu l’habit vert. On s’arracherait ce recueil, « car (son) nom fleurira(it) à l’étal des libraires… », ainsi qu’il est écrit dans « Des plans sur la comète ». Or comment ne partagerions-nous cet espoir ?

 

 

                                                                 Jacques Aboucaya


Vous pouvez commander l'ouvrage de Jean Berteault sur le site, au prix de 17 € port compris

Le jeu de l’oie blanche

 

 

 

Cette petite bête qui monte, qui monte

Tout au long de ta jambe jusqu’à son sommet,

Tu dis que c’est la Bête à bon Dieu. Fort bien, mais

Pourquoi à la chasser, enfin, tu es si prompte ?

 

Tu me réponds qu’elle se trompe de chemin

Et que, sans plus tarder, il lui faut redescendre,

Je te rétorque, alors, que tu dois te méprendre,

Que la chose mérite un plus ample examen.

 

Ainsi, nous regardons d’un peu plus près la chose,

Tu relèves ta robe sur ta cuisse rose.

Et ta main débusque ma main qui s’égarait.

 

Voilà qu’aussitôt nous jouons à la main chaude,

Nous devenons sérieux bien plus qu’il n’y paraît,

 

Tandis que l’on se lorgne et nos mains baguenaudent !

 

Extrait de "Au bonheur des dames"  Jean Berteault